Djerba, face cachée

Lenaic 23 avril 2015 0

On ne s’attend pas à ça. Pas à Djerba ! Quand on pense à Djerba, on imagine une île tunisienne dédiée au tourisme, où les hôtels s’enchainnent au bord de mer. Et c’est vrai. En partie. Car Djerba, c’est aussi autre chose.

       « L’hotel Miramar ou le Beach Plus Maxi view ? Celui avec 5 piscines, ou l’hotel de 600 chambres ?! »

Coté pile, Djerba est ce lieu dédié aux vacances, au tourisme de masse, où les européens viennent se reposer, sans véritablement vouloir découvrir la Tunisie. Ils ne souhaitent pas découvrir un pays, mais juste s’octroyer une pause dans leur année « si intense ». Ce n’est pas véritablement un voyage. Voyager, c’est changer d’idée, non de lieu. Et, même si je regrette ce type de vacances, je comprend que l’on veuille, parfois, uniquement se reposer et ne penser à rien. Djerba dispose de 140 hotels conçus pour le plaisir des touristes. Et ceux-ci sont loin de voir le grave problème des déchets qui frappe actuellement l’île, incapable de gérer la masse de déchets engendrée par ces touristes inconscients.

 

Coté face, Djerba est cette île calme avec ses villages de pêcheurs, ses grandes plages désertes et ses exploitations agricoles typiques (les menzels). En fait, quand on regarde une carte de l’île, on s’aperçoit que la zone touristique avec ses hôtels, ses restaurants, ses boutiques et ses boîtes de nuit, n’occupe qu’une minime partie, restant cantonnée sur la côte entre Mezraia et Midoun.

 

carte djerba

 

Alors, pile ou face ? 

Pour être gagnant à 100%, je vous incite à allier les deux ! Je ne déconseillerais pas Djerba et son tourisme de masse, à condition de découvrir véritablement l’île. Djerba offre la possibilité de s’ouvrir à la culture du Maghreb (non, Maghreb n’est pas un gros mot!), d’apprécier des paysages ruraux typiques, aussi bien que les longues plages de Méditerranée. Pourquoi ne pas loger dans la zone touristique, et partir à la journée, d’un coup de taxi, vers le dédale de rues pavées de la Médina de Houmt-Souk, profiter de la côte sauvage aux eaux translucides avec les barques multicolores des pêcheurs, et se perdre dans les villages de la campagne tunisienne ?

Mieux encore : pour s’immiscer et entreprendre un véritable voyage, prenez un logement dans une des nombreuses maisons d’hôtes éparpillées sur l’île. Loin de la cote bétonnée où s’enchainnent les hôtels, donc… Vous découvrirez l’hospitalité des habitants, avec la campagne djerbienne en toile de fond. De vieilles et belles maisons blanches au milieu des vergers, avec les femmes drapées de mille couleurs, ça change des grands hôtels impersonnels et trop grands. Et ne vous inquiétez pas : la plage n’est jamais loin.

 

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